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La Chasse de Voldorius - Andy Hoare

L’HISTOIRE
Kernax Voldorius, prince démon et seigneur de guerre de l’Alpha Legion, impose depuis longtemps un règne de terreur qui s’est propagé à travers les galaxies, laissant dans son sillage des milliards de victimes. Kor’sarro Khan, du chapitre des White Scars, est chargé de mener la chasse et de détruire Voldorius. Chassant la bête pendant presque une décennie, Kor’sarro force finalement Voldorius à le combattre sur le monde de Quintus, où il s’allie avec la Raven Guard. Le démon doit mourir, mais pour y parvenir, les Space Marines devront d’abord affronter un monde totalement dévoué aux forces du Chaos.

Avant d’entamer la critique de ce livre, je voudrai revenir sur les trois critères indispensables pour jauger de la qualité d’un livre issue de l’univers Warhammer 40.000. 

- Le premier, comme pour tous autres livres est la qualité de l’histoire. L’histoire doit être intéressante, avoir de l’intérêt et ne pas tomber dans le scénario pourri de série B. Elle doit être crédible, intéressante, et tenir le lecteur en haleine. 

- Le second critère, est le style de l’auteur. Style d’écriture, richesse du vocabulaire, mais également effets de narration ; en bref, les moyens qu’utilise l’auteur pour mettre en place son histoire. 

- Le troisième critère, c’est le respect du Background avec un grand B, celui de l’univers de Wh40k. L’auteur doit le respecter, s’inscrire dedans, mais il peut aussi y ajouter de larges pans. 


C’est à la lumière de ces trois critères que l’on peut juger d’un bouquin dans l’univers de Wh40k.

Histoire de ne pas vous faire languir trop longtemps, je vais d’ores et déjà donner mon avis sur La Chasse de Voldarius. Si l’on reprend les trois critères précédents, c’est juste de la merde…

Critère 1 : le scénario. L’histoire est tout simplement molle, sans intérêt, et désastreusement répétitive. Des situations similaires de combat se répètent plusieurs fois, sans éveiller de lueur dans les yeux du lecteur. Le scénario est pauvre. 

Les personnages principaux sont fades, réfléchissent comme des junkies défoncés à l’héro, la trame est mal exploitée, et l’auteur ne s’est pas documenté ni sur l’aspect des lieux, ni sur les capacités et compétences des leaders, ni sur l’intérêt tactique des situations mises en avant. Les réflexions tactiques, vu que le bouquin parle de batailles, sont du niveau d’une huitre sur le point d’être avalée un soir de réveillon.

Critère 2 : les effets de narration. Bon, bah, Andy est écrivain autant que mon chien. Son style est franchement pas terrible, moins chiant que du Swallow mais simplet. L’histoire est racontée de manière linéaire, sans effets, en suivant les deux capitaines SM, ou l’aide de camp de Voldarius. Classique me direz vous, mais ça n’apporte rien à une histoire fadasse.

Vu que l’un des personnages traque Voldarius depuis 10 ans, on aurait aimé revoir par moment les différents affrontements, sous forme de Flashback pendant qu’évoluait la trame principale, un peu comme dans Ravenor 3. 

Critère 3 : le Background de 40k. Il n’est pas respecté, les capitaines ont déjà du mal à se diriger eux même, alors ils oublient de diriger leurs troupes. De temps en temps, ils sortent une ou deux banalités. 100 astartes loyalistes affrontent 300 Chaoteux accompagnés de l’Alpha Legion et de milliers de rebelles de face dans une plaine et les marrav’ sans effort. Les Thunderhawk ont des capacités de transport ahurissantes et mouvantes. Les SM attaquent en dehors des fortifications et foncent ensuite dans les lignes de défense (2 fois !!). Le Lieutenant de Voldarius et Voldarius lui-même sont débiles, après plusieurs millénaire. La carte de la région qui augmente considérablement le prix du bouquin (puisque le livre vaut 16€) est sans intérêt. Ce bouquin est une aberration fluffique.

Donc la lumière de ces trois critères, ce livre est une grosse bouse, qui nous permet juste de confirmer qu’être un personnage spécial space marines, c’est surtout être une buse en stratégie et en leadership. Korsarro et Shrike sont nuls, charismatiques comme deux hamsters nains mâles en rut, et tellement fins tacticiens que je me suis plusieurs fois demandé s’il existait un Pôle Emploi Space Marine. Il faut l’avoué, j’ai peiné pour finir ce truc… 

2/10

Commentaires

  1. Super critique, ça fait plaisir de voir quelqu'un qui y va franchement face a ce genre navets.
    Pourrais-tu me citer quelques livres ou séries black library que tu trouves bons ? (Hormis les classiques de l'hérésie d'Horus) :)

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  2. Dans l'ensemble, je trouve qu'entre joueur de jeux GW, il y a ceux qui n'ont jamais rien lu chez BL en disant que pour eux c'est de la merde, et les autres qui trouvent tout est génial. Je pense qu'entre fan de l'univers, on peut faire preuve d'esprit critique.
    Pour ma part, les livres de Dan Abnett sont les meilleurs et de loin avec tout en haut, la trilogie Ravenor, la Trilogie Eisenhorn, les Fantômes de Gaunt (même si les deux premiers sont moins bons) et ceux qu'il a écrit pour Horus Heresy.
    Après, quelques Mc Neil sont pas mal mais pas la série Uriel Ventris, et Aaron Dembski-Bowden mais pas Hellsreach.

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    Réponses
    1. D'accord, je me demandais justement ce que vallait ces séries, je vais commencer ça.
      Je n'ai effectivement pas du tout accroché a Helsreach mais j'ai bien aimé la trilogie des Night Lord.

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